L’ÉQUITHÉRAPIE

L’équithérapie, activité de soin et art de soigner l’esprit par la médiation du cheval.

Un soin psychique

L’équithérapie cherche à améliorer des difficultés d’ordre psychique (angoisses, retard de langage, retard intellectuel, manque de confiance en soi, difficultés de communication, troubles du schéma corporel, problèmes de comportement,…), et exclut de son champ le traitement de difficultés d’ordre somatique (paralysies, infections, tumeurs, troubles métaboliques…)..

Ce qui ne signifie pas pour autant que des patients souffrant de pathologies somatiques ne peuvent pas bénéficier d’équithérapie. Par exemple, une personne souffrant de cancer peut tout à fait avoir recours à l’équithérapie, toutefois l’objectif du travail ne sera jamais de soigner le cancer, mais d’aider la personne à vivre aussi sereinement que possible cette période difficile (travail sur les répercussions psychiques de la maladie somatique).

Le soin, s’il a pour but de soulager l’esprit, prend en compte les dimensions psychiques et corporelles du patient.

L’équithérapie considère donc qu’on peut passer par le corps et par l’esprit pour atteindre des objectifs en termes de santé psychique. C’est pourquoi les moyens employés par les équithérapeutes peuvent être d’ordre corporel (perceptions, stimulations sensorielles, gestes, postures, tonus…) tout autant que psychologiques (échanges verbaux, émotions, désirs, relations…).

La médiation par le cheval

La médiation, qui est centrale en équithérapie, repose sur l’idée d’une relation tripartite.
En équithérapie, comme dans toutes les thérapies médiatisées, nous sommes toujours trois : le patient, le thérapeute, et le cheval.

Le cheval n’est pas un thérapeute. Ce n’est pas lui qui dispense le soin, qui l’organise, qui l’évalue ou qui l’adapte et il ne suffit pas d’être au contact d’un cheval pour aller mieux.

Le cheval joue un rôle de tiers : il assure une interface entre le patient et le thérapeute, il est un point d’équilibre et de focalisation dans la relation thérapeutique. Le cheval est un objet intermédiaire qui facilite les échanges entre le patient et le thérapeute. Il envoie, transmet et reçoit des messages. Son comportement, ses réactions et son tempérament sont lus autant par le patient que par le thérapeute qui va aider le patient à orienter les lecture du patient en prise de conscience.

La médiation est donc à comprendre comme un moyen de facilitation : le média (qui est à considérer comme un « outil » ou un « partenaire » du thérapeute) favorise les interactions en sortant la relation thérapeutique du face-à-face classique.